LES PRINCES (1982)
De Tony Gatlif
avec Gérard Darmon, Concha Tavora, Muse Dalbray

PRESENTATION DU FILM SUR LE SITE DE CINECINEMA
Deux personnes partagent la vie de Nara dans une H.L.M
insalubre; sa grand-mère et sa fille Zorka. Nara a répudié sa
femme, car elle prenait la pilule. Un style documentaire, un
regard de l'intérieur et sans concession sur une communauté méconnue.
Gitan lui-même, Tony Gatlif est le cinéaste des "manouches".
Filmant les siens avec une sensibilité qui force
l'admiration, il porte un regard sans concession ni misérabilisme
sur la pauvreté et le rejet dont sa communauté fait l'objet.Depuis,
Tony Gatlif continue de leur rendre hommage à leur musique, dans
"Latcho Drom", "Gadjo dilo", " Swing"
ou bien encore "Vengo".
MA CHRONIQUE
Gatlif brosse un portrait sensible et bien documenté des gitans, à la marge de la société et souvent rejetés. Mais il sagit dun portrait sans concession, où il népargne pas non plus les siens. Il met à plat tous les problèmes.
Il nous dépeint un peuple plein de contradictions, qui vit passionnément, qui vit ce quon vit à la puissance 10 émotionnellement parlant. Il attrape à bras-le corps tous les clichés pour mieux les interroger.
Enfin, malgré toutes les frustrations, les gitans sont les princes du monde. Le monde leur appartient même si (ou plutôt parce que) ils doivent toujours partir. Ce monde , ils se lapproprient et le réalisateur extrait la poésie de ces paysages sinistres, de ces no mans lands, de ces campements et cités fantasques, de ce monde au bord de lautre monde à savoir le « nôtre »- mais où peuvent régner la poésie, la fantaisie et la passion. PC