SAINT-MIHIEL

Après avoir découvert le sculpteur Ligier Richier grâce au festival "l'automne des transis" de Bar-le-Duc, ville où se trouve la célèbre sculpture "le transi", nous avons eu envie de visiter sa ville de naissance où se trouvent des oeuvres du sculpteur lorrain.

Saint-Mihiel est une petite ville de la Meuse, au bord du fleuve du même nom.

Nous découvrons d'abord l'église Saint-Michel, impressionnant monument, avec son clocher carré . L'intérieur est imposant, avec sa large nef de cinq travées , flanquée de vaisseaux simples aussi hauts que la nef. Les voûtes gothiques reposent sur de grosses colonnes cannelées couronnées de chapiteaux doriques. Le choeur est très profond et orné d'un lutrin et de 80 belles stalles sculptées. Ce qui impressionne également, c'est la clarté du lieu rendue possible par les nombreux et beaux vitraux. Certes, la surface vitrée n'est pas aussi importante que celle de la cathédrale de Metz mais pour une église de cet acabit, les vitraux sont notables et la lumière qu'ils projettent de façon aléatoire sur les murs confère au lieu une dimension spirituelle.

l'église Saint-Michel

Dans la première chapelle à droite se trouve le chef d'oeuvre de Ligier-Richier: "la pâmoison de la Vierge soutenue par Saint-Jean". Ce groupe en noyer date de 1531.

Nous poursuivons notre visite de la ville en nous dirigeant vers l'église Saint-Etienne dans laquelle se trouve l'une des oeuvres les plus connues de Ligier Richier, le Sépulcre ou Mise au Tombeau. Hélas, cette oeuvre est en restauration et on la découvre, certes, mais au milieu d'un chantier, et les divers éléments qui la composent sont séparés, découpés, mis en pièces (pour la bonne cause, bien sûr). Les treize personnages qui la composent se retrouvent seuls et amputés mais malgré tout on mesure toute la force que doit dégager cette oeuvre avec ces personnages grandeur nature.

Nous rejoignons le centre de Saint-Mihiel dont on peut apprécier les maisons anciennes.

Puis avant de repartir nous faisons un détour par les "falaises", une rangée de 7 blocs de roches calcaires, qui se dressent du haut de leurs 20 mètres au dessus des boucles de la Meuse.

En retournant sur Nancy, via Toul, on mesure à quel point cette région fut le théâtre de combats sanglants durant les premiers mois de la première guerre mondiale (le Bois d'Ailly notamment).

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